Mayo-Kebbi Est : le ministre de l’Élevage mobilise les éleveurs de Djoumane et Pont Karol pour une vaccination massive du cheptel

Dans le cadre de la campagne nationale de sensibilisation et de supervision de la vaccination contre la Peste des Petits Ruminants (PPR) et la Péripneumonie Contagieuse Bovine (PPCB), édition 2025-2026, le ministre de l’Élevage et de la Production animale, Pr Abderahim Awat Atteib, a poursuivi sa mission de terrain ce mercredi 25 février dans la province du Mayo-kebbi Est.

Arrivé à Djoumane, le ministre a tenu à rencontrer directement les acteurs du monde pastoral au marché hebdomadaire de la localité. Ce cadre, qui constitue un point de convergence majeur pour les éleveurs et commerçants de bétail, a servi de tribune pour délivrer un message fort en faveur de la vaccination.

Face à une assistance nombreuse et attentive, il a rappelé que la vaccination demeure le principal moyen de prévention contre les maladies animales telles que la PPR et la PPCB, qui affectent respectivement les petits ruminants et les bovins. Il a souligné que la protection du cheptel ne relève pas uniquement d’un impératif sanitaire, mais constitue également un enjeu économique majeur. Pour de nombreux ménages ruraux, l’élevage représente en effet la principale source de revenus, d’épargne et de sécurité alimentaire.
En protégeant les animaux contre les épizooties, les éleveurs préservent leurs moyens de subsistance et contribuent à la stabilité de l’économie nationale.

Le même élan de mobilisation s’est poursuivi à Pont Karol, où le ministre a animé une autre séance d’échanges avec les éleveurs. Il a particulièrement insisté sur les dangers liés à l’autoprescription des médicaments vétérinaires.

Dans son intervention, il a mis en garde contre l’utilisation inappropriée des produits vétérinaires, qui peut entraîner plusieurs conséquences graves : inefficacité des traitements, développement de résistances aux antimicrobiens, aggravation des maladies et pertes économiques importantes. Il a rappelé la nécessité de recourir aux services vétérinaires compétents pour tout diagnostic et traitement, afin de garantir une prise en charge adaptée et sécurisée des animaux.

Au cours des échanges, les éleveurs ont profité de cette visite pour faire part de leurs préoccupations. Parmi les doléances soulevées figurent :

  • le manque d’aires de stationnement pour le bétail dans les marchés ;
  • l’insuffisance des parcs de vaccination ;
  • les effets dévastateurs des feux de brousse sur les pâturages ;
  • l’insuffisance de couloirs de transhumance sécurisés.
    Ces difficultés, ont-ils souligné, entravent la bonne organisation des activités pastorales et exposent le cheptel à des risques supplémentaires.

En réponse, le ministre a pris acte de l’ensemble des préoccupations exprimées. Il a apporté des clarifications sur les actions envisagées par les autorités compétentes, notamment en matière d’amélioration progressive des infrastructures pastorales et de renforcement des dispositifs d’encadrement sanitaire. Il a ensuite mis l’accent sur le dialogue, comme vecteur de prevention des conflit entre les agriculteurs et les éleveurs.

Réaffirmant l’engagement du Gouvernement à accompagner les éleveurs, il a appelé à une collaboration étroite entre services techniques, autorités locales et organisations pastorales afin d’assurer le succès de la campagne de vaccination 2025-2026.

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