L’offensive menée ce 28 février 2026 par les États-Unis et Israël contre l’Iran rappelle fortement l’intervention américaine en Irak en 2003, qui avait conduit à la chute de Saddam Hussein.
Dans les deux cas, la justification principale est la même : prévenir une menace liée aux armes de destruction massive.
En 2003, il s’agissait d’armes chimiques supposées en Irak.
En 2026, il s’agit d’empêcher l’Iran d’accéder à l’arme nucléaire.
Dans les deux situations, la guerre est présentée comme préventive et nécessaire pour la sécurité.
Sur le plan juridique, le parallèle est également frappant.
L’intervention en Irak avait été critiquée car elle ne reposait pas sur un mandat clair de l’ONU.
Aujourd’hui, les frappes contre l’Iran sont elles aussi fortement contestées en droit international, car elles reposent sur l’idée controversée de légitime défense préventive.
Autre point commun : la question du régime politique.
En Irak, la guerre a conduit à la chute de Saddam Hussein.
Concernant l’Iran, même si l’objectif officiel est militaire, certains pensent que l’affaiblissement du régime et le contrôle du pétrole pourraient être des objectifs indirects.
Cependant, il existe une différence majeure :
l’Irak était affaibli et isolé, alors que l’Iran dispose aujourd’hui de capacités militaires importantes et d’alliés régionaux, ce qui rend le conflit plus risqué.
La principale leçon de l’Irak est que l’intervention militaire peut créer plus d’instabilité que de sécurité.
Le parallèle entre l’Irak de 2003 et l’Iran de 2026 montre que les mêmes logiques se répètent :
la peur d’une menace future, le recours à la force, et un droit international contesté.
La vraie question reste donc :
ces guerres préventives protègent-elles réellement la paix, ou contribuent-elles à aggraver les conflits ?
