Si dans d’autres pays comme le Niger, les motocyclistes ont le droit d’emprunter les échangeurs, au Tchad, c’est loin d’être le cas. Il existe une mesure interdisant la circulation des angins à deux roues sur ces espaces.
Malgré son interdiction par les autorités policières, certains citoyens profitant de l’absence des agents pour emprunter les échangeurs, une chose qui n’est pas sans conséquence.
Ce comportement incivique de certains citoyens a conduit les policiers à développer une stratégie pour tirer leur épingle du jeu et ils arrivent à s’en sortir.
Ils appliquent une stratégie simple et efficace pour prendre dans leurs mailles les usagers qui violent les règles établies. Un policier se cache et dès qu’il aperçoit un motocycliste monter l’échangeur, il envoie un signal à ses collègues de l’autre côté, sur l’axe CA7 de Chagoua.
Ceux qui tombent dans leur piège, déboursent plus de 10.000 avant de s’en sortir. Pour les convaincre à céder très vite, les policiers avancent les arguments suivants : « Si on vous envoie au commissariat central, vous allez faire trois mois de prison », la panique s’installe et les motocyclistes cèdent.
Que disent précisément les textes sur cette interdiction de l’échangeur aux motocyclistes ? Même un juriste n’a pas été en mesure de donner une réponse claire.
Les policiers n’ont pas moins de 10 motos par jour. Tout citoyen devrait répondre de ses actes mais les contraventions qu’ils payent doivent aller dans les caisses de l’État et non dans la poche des individus.
Incivisme : Violation de l’interdiction, les usages des engins à deux roues empruntent les échangeurs
