La population de Doba traverse une situation difficile depuis presque un an. Malgré que la ville produise du pétrole depuis plus de 20 ans, l’essence est devenue rare.
Dans toutes les stations-service, les pompes sont couvertes de bâches, signe qu’il n’y a pas de carburant. Pourtant, on trouve toujours de l’essence chez les vendeurs informels qui fixent le prix comme ils veulent.
D’après certaines sources, les stations-service préfèrent vendre leur stock aux grossistes au lieu de servir directement la population parce que les revendeurs achètent à un prix plus élevé, ce qui permet aux stations de faire plus de bénéfices. Ensuite, ces grossistes revendent l’essence encore plus cher à la population.
À cet effet, depuis plusieurs mois, le litre d’essence coûte 1 000 FCFA dans toute la ville. Cela a des conséquences sur le quotidien des habitants. Les prix des transports ont augmenté, et même recharger son téléphone dans une cabine coûte plus cher.
Les habitants se sentent abandonnés. « Nous souffrons et personne ne nous écoute. Comment peut-on acheter l’essence à 1 000 FCFA alors que notre ville produit du pétrole ? C’est incompréhensible », s’indigne un jeune.
Un sexagénaire explique que, parfois, les stations-service ouvrent leurs pompes pendant une ou deux heures, puis disent que le stock est épuisé. Les motocyclistes et automobilistes, fatigués d’attendre, sont obligés d’acheter chez les vendeurs informels à un prix élevé.
« Nous n’en pouvons plus ! Les autorités doivent réagir, car cette situation est injuste », s’énerve un clandoman.
Une source proche d’une station-service affirme que la ville a du mal à s’approvisionner en essence. « Depuis plusieurs mois, la plupart du carburant que nous recevons vient du Cameroun. Les commerçants achètent cher et ne peuvent pas revendre à bas prix, c’est pour cela que l’essence coûte aussi cher », explique-t-il.
En attendant une solution, les stations-service et les vendeurs de quartier continuent de profiter de la situation, tandis que la population souffre.